Un jour on a rencontré Georgio

Écouteur dans l’oreille gauche, téléphone dans la main droite, on ouvre grand nos oreilles et musique à fond…

Georgio, jeune rappeur, mêle à son écriture moderne une certaine sensibilité. Il s’inspire de son vécu, sa jeunesse pour faire passer des messages.

Si vous vous plongez dans l’un de ses derniers titres « Héra », de 2016, vous serez envoûtés par un fond de noirceur et de mélancolie.

Cette chanson sur un amour salvateur et l’adolescence nous est chantée avec une voix réconfortante, légèrement cassée d’une personne qui se confie. Une certaine subtilité du texte le rend addictif. « Héra », déesse du mariage dans la mythologie grecque,est le titre choisi pour ce morceau. Un parallèle entre son idéal féminin et la déesse ? « un jour j’ai rencontré Héra et depuis je vous emmerde » laisse comprendre que seule l’amour d’une personne suffit à sa vie.

Le refrain, présent trois fois, encourage à profiter de chaque instant de sa vie, à être heureux. Georgio n’hésite pas à utiliser du vocabulaire de « jeune » pour que son public se reconnaisse.

Il nous transporte avec lui dans son envie de partir ailleurs de « se casser », de prendre « juste un sac et pas de bagages en soutes », avec un calme apaisant et un tempo lent.

Le chanteur cherche à « ouvrir les esprits » des jeunes sur d’autres sujets. Toujours avec des notes légères et un accompagnement de sonorités électroniques, Georgio parle des valeurs de la vie, que l’on ne trouve ni en se « noyant dans le vert marécageux de l’absinthe » ni en se « perdant sur internet ».

Enfin on a le sentiment qu’une urgence naît en lui sur les dernières notes, plus fortes avec des pulsions et un tempo plus accentués.

Georgio, ainsi que se termine sa chanson, pose ses « craintes près de la fenêtre » et voit sa carrière qui s’envole…

Lycée Jean Monnet, Joué les Tours