Le dieu du Rap parle d’une déesse

Vous êtes nostalgique d’MC Solaar  ? vous pourriez en retrouver des sonorités dans le dernier titre de Georgio, Héra !

Rappeur depuis ses 14 ans, Georgio, de son vrai nom Georges Edouard Nicolo, a écrit ses propres premiers textes. Après s’être fait connaître sur internet, il sort Bleu Noir, son premier album, produit grâce à un financement participatif en 2015. Héra, titre qui donne son nom à l’album, est un morceau qui commence avec un rythme assez lent et qui, au fur et à mesure, s’accélère. Georgio écrit cette chanson pour sa copine, « son Héra », qui est la déesse grecque du mariage et de la fécondité. Comme il revient d’un voyage à Athènes, il veut que le titre de ce morceau soit un prénom : il choisit Héra.

La voix de Georgio marque le rythme dès le début a capella avec ses premières paroles :

« Cigarette dans la main gauche, volant dans la main droite. La fenêtre ouverte et le chauffage à fond… » : Georgio est un homme libre. Tout au long de la musique, un petit clap vient renforcer le rythme de la chanson. Puis arrive le refrain : tous les instruments sont présents, guitare, batterie. Georgio réussit à allier l’authenticité des sonorités et la modernité de son flow, dans la lignée du rap français de la fin des années 80. La musique est plutôt entraînante, elle nous emporte avec lui dans son monde. Ce morceau parle de l’énergie d’amour, il parle de lui, de la jeunesse et de ses questionnements parfois angoissants. Il incarne quelque chose d’un peu fou et morbide.

Pour finir, Héra est un morceau extrêmement bien composé, original et coloré, qui nous fait réfléchir un peu et ressentir beaucoup. Un titre digne des précédents projets de Georgio, qui donne envie de savoir où il nous emmènera la prochaine fois.

Une chose est sûre : vous ne pouvez pas passer à côté de ce morceau divin.

Andréas F., Lycée  Jean Monnet à Joué-les-Tours