L’Armanet a l’art et la manière

Née de parents libraires et amateurs de piano, Juliette Armanet a grandi à Villeneuve-d’Ascq et vécu en région parisienne où pendant son enfance elle écoutait en boucle Alain Bashung, Barbara ou Alain Souchon

Dans l’amour en solitaire, Juliette nous fait part de ses états d’âme, de ses vagues à l’âme, des lames de fond (ou de couteau) aiguisées par le cœur de l’émotion.

Elle chante son alter ego, cet autre moi parti pour un autre émoi, et moi, et nous, nous l’écoutons parler de son Roméo en fugue pour un Rodéo avec des poupées trop gonflées par l’ego.

Elle chante en solitaire l’amour qui la rejette à la mer. L’amère cavalière chante l’amant, elle chante la peine, Elle chante l’âme en peine. Ses mots résonnent , ses maux sonnent l’alarme, la larme à l’œil

Par ce désordre des sens, elle évoque sans indécence sa traversée de l’amer en solitaire….

Puisqu’on écrit de jolies choses que dans la souffrance, puisqu’on écrit que lorsque l’autre a quitté, puisqu’on écrit l’effroi quand on connaît le froid, on en arrive à lui souhaiter d’autres traversées d’un désert peut être plus tendre mais pas assez pour qu’elle revienne chanter et nous enchanter de sa voix cristalline. Qu’elle puisse continuer à faire le bilan de ses amours et un peu des nôtres, en lançant des notes dans les étoiles et en tapant de son poing doux – un poing d’interrogation ou de suture qui viendrait soigner les plaies et tarir la rivière des yeux de toutes les filles qui versent des flots de larmes, quand il a mis les voiles leur marin plein de charme. Un poing de tendresse et d’émotion car Juliette Armanet a l’art et la manière de psalmodier l’amour sans pour autant s’amollir dans la mélopée, pari réussi un point c’est tout …

OLG

Lycée Victor Hugo Marrakech