Héra : un hymne à la vie.

Héra, le titre du deuxième album solo de Georgio, est sorti le 4 novembre 2016. Georgio commence la musique dans les années 2010 avec son propre style, en s’inspirant de ses rappeurs préférés, oscillant entre des textes centrés sur sa vie, son quartier, ses expériences et son vécu. Il crée un instrumental qui lui plaît et lui est propre, composé de folk, de rock anglais et de chanson française. Il chante d’une voix grave, en solo, sans modifications, et accordée à la musique. Une voix agréable à écouter.

Héra, c’est un titre réfléchi qui correspond au nom de la déesse du mariage et de la famille, une déesse de la mythologie grecque. Cette Héra, dans le morceau, est « l’amoureuse » de Georgio, sa moitié. Il explique que depuis qu’il a trouvé sa moitié, le reste a peu d’importance.

Héra ? Un morceau qui parle de l’énergie, de l’amour qui va plus loin, de la jeunesse, de lui-même, de son Héra : à quel point il la voit forte malgré ses petites névroses.

Héra ? Un hymne à la vie, à la jeunesse, au fait d’être bon vivant, d’être libre et de profiter de sa vie. Ce morceau nous donne envie de profiter de notre jeunesse, de voyager, de vivre à 100 %, de briser les codes pour nous sentir vivants et ne pas vivre une routine « collective ».

« Cigarette dans la main gauche, volant dans la main droite »,  « personne a pris ma foi, alors je brise les codes à vive allure »…

Ce sont ces phrases qui nous donnent envie de liberté. Le fait qu’il utilise la première et la deuxième personne du singulier, ainsi que la deuxième personne du pluriel, nous parle, on croit que la chanson est faite pour nous, on se retrouve dans ses paroles et cela nous touche :

« je rentre à l’aube d’une nuit endiablée par l’ivresse , je rejoins mes potes qui sortent de boîte », « prends juste un sac et pas de bagages en soute » , « on est différents, on parle fort… »

Ce sont des mots qui nous restent dans la tête.

Dréau Gaëlle, seconde littérature et société Jean Moulin Chateaulin