Télérama : Nicolas Michaux, chanteur belge et branché

Barbara, Ferré, Cohen… il se dit inspiré par les songwriters quelle que soit leur langue.

Age 31 ans.

Signes particuliers C’est dans une relative solitude qu’est né son premier album : « Entre 2011 et 2012, je suis parti au Danemark suivre ma petite amie. Je ne parlais pas la langue, je ne connaissais quasiment personne. Alors, je me suis beaucoup promené et je me suis mis à écrire. J’ai acheté une vieille guitare allemande des années 1940, un clavier, des boîtes à rythmes ; je me suis monté un set d’instruments qui m’ont permis de créer un son maison. » Son disque en garde un petit côté artisanal qui rappelle parfois le tout premier album de Dominique A.

Ascendants Ce Liégeois d’origine a appris la musique en reprenant, avec des copains de fac, les classiques anglais des sixties : Beatles, Kinks ou Rolling Stones. S’il confesse aussi un goût pour les rythmes africains et s’il s’autorise, sur scène, de petits déhanchements, ce sont toutefois les songwriters qui ont sa préférence, quelle que soit leur langue. « J’ai grandi en écoutant Barbara, Ferré, Brassens, Brel… Je vois un fil rouge évident entre eux et Tom Waits ou Leonard Cohen. Des artistes qui pensent que l’écriture de chansons mérite qu’on prenne des risques, qu’on s’y dévoile. »

Observations Désormais installé à Bruxelles, « une ville passionnante et très active artistiquement », Nicolas Michaux s’est déjà taillé chez lui une jolie petite réputation de chanteur pop pointu et décalé, qui mêle sans complexe les sons des années 1960 et 1980. Son album, sorti en France le 1er avril, est le prélude à un concert le 13 avril, au Printemps de Bourges, qui sera particulièrement scruté par les professionnels.

Valérie Lehoux, Télérama n°3483 (15 au 21/10/16).

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